Pôle de Socio-Economie Solidaire





   
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  28 août 2008
Pôle de Socio-Economie Solidaire Responsabilité sociétale des acteurs économiques

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Responsabilité sociétale des acteurs économiques

Promouvoir l'éthique économique et la consommation responsable par un dialogue sociétal de qualité : mise en place de structures-test regroupant les diverses parties prenantes

Contexte
Comment faire pour que de plus en plus d'entreprises, privées et publiques, s'engagent dans la voie de "l'entreprise citoyenne", que faire pour que de plus en plus de consommateurs deviennent "responsables" et trouvent sur le marché les produits de consommation "propres" qu'ils souhaitent ?

De manière apparemment paradoxale, les dynamiques éthiques des entreprises sont encore très souvent l'objet de confrontations, de polarisations entre les acteurs intéressés. Chacun impliqué dans ces domaines reliés à l'éthique économique sait que lorsque les entreprises édictent de manière indépendante des codes de conduite ou se lancent de façon isolée dans une quelconque démarche citoyenne, elles suscitent souvent la méfiance des ONG qui les soupçonnent de "window dressing", d'opération de marketing non suivie d'effets réels. Et de leur côté, ces ONG se montrent souvent exclusivement critiques par rapport à toute initiative du monde des affaires en matière éthique, quels que soient les efforts parfois sincères de celle-ci. Ces dissensions concourent considérablement à ralentir l'émergence de conditions de fabrication plus globalement éthiques et perturbent le consommateur qui voudrait entrer dans une consommation plus responsable. Pour rééquilibrer cet état de fait, il est maintenant important – et urgent - de favoriser au maximum les dynamiques consensuelles, même émergeant de positions au départ conflictuelles.

Pour ce faire, les observateurs attentifs s'accordent sur l'importance primordiale de la communication entre les parties prenantes (stakeholders), c'est-à-dire outre les entreprises, les organisations syndicales, les ONG, les organisations de consommateurs, les représentants de l'actionnariat, les pouvoirs publics, etc… De plus en plus, dans les cénacles spécialisés, le dialogue entre les parties prenantes apparaît même comme la "dernière grande mode". En même temps, le promoteur de cette recherche-action a participé depuis une quinzaine d'année à de très nombreux événements (conférences, ateliers, colloques…) reliés à l'éthique des affaires et il a dû constater que ce soit-disant dialogue se résume dans la quasi totalité des cas aux exposés successifs des positions des uns et des autres, avec une écoute polie mais sans que cela donne lieu à une véritable construction en commun.

Il y a donc une nécessité de mettre en place des espaces qui permettent un véritable dialogue entre parties prenantes, un dialogue sociétal d'où pourront émerger :

  • des positions qui satisfont la globalité des parties prenantes et que chacun pourra soutenir dans la suite du processus
  • des objectifs réalistes et souhaitables pour les entreprises qui veulent s'engager dans une dynamique de solidarité ou de développement durable
  • une communication unifiée vers le consommateur
  • des exemples de "meilleures pratiques" qui pourront se répandre
  • last but not least, une méthodologie du dialogue sociétal qui sera reproductible

Un projet-pilote
La présente recherche-action se veut être un projet-pilote en ce sens.
Son objectif ultime est le développement de la production et de la consommation responsable.
Le moyen développé sera la mise en place de "groupes de dialogue-tests" qui permettront d'identifier les conditions optimales de fonctionnement de futures structures dites "multistakeholders".
La valeur ajoutée du travail devrait, in fine, se concrétiser dans la publication d'une brochure qui pourra servir de guide dans ce cadre et être communiquée à de nombreuses initiatives reliées au domaine ici traité. On veillera à ce qu'une publicité adéquate soit faite autour de la disponibilité de la brochure (principalement via les médias spécialisés et les réseaux).

Des structures-test
Au départ et d'après notre expérience, nous estimons que les meilleures dynamiques seront celles qui se construiront :

  • suite à un dialogue non-confrontatif,
  • sur des thèmes précis,
  • dans un petit groupe d'experts (une douzaine de femmes et d'hommes),
  • où le temps est suffisamment large que pour véritablement entendre les autres parties et ensuite, construire ensemble sur une base au maximum consensuelle
  • et cela, grâce à l'accompagnement d'un professionnel de la médiation. (intervenant de manière légère et seulement si besoin).

Voilà quelques éléments qui mènent à un schéma succinct mais qui nous semble rompre qualitativement avec tout ce qui se pratique à l'heure actuelle. Un objectif est également que, suite aux expérimentations de la phase-test, l'on puisse identifier les valeurs nécessaires au processus de travail en commun et, partant, rédiger une sorte de charte de fonctionnement dans ce type de cadre.


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